Ecrire mon monde

Mes mots au fil des jours, mes phrases pour partager, des pages pour aller vers ce roman.

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«Manchester by the sea »

Le « je t’aime à la folie » peut-il vivre malgré la perte de ce qui a été créé à deux ?

Des yeux emplis d’amour peuvent-il encore se croiser sans la descendance engendrée par leur union ?

Manchester by the sea est triste. C’est un film lent qui pourrait même souffrir de simplicité.

Mais il pourrait aussi bousculer votre sensibilité et la balancer dans les cordes tel un boxeur rendu hagard par le direct de son adversaire.

Mélancolique. Dépressif. Colérique. Malheureux.

Son montage non chronologique met en relief les souvenirs pour mieux nous assommer avec.

Les rares présences musicales de ce long métrage ne font qu’accentuer le sentiment de détresse et de solitude.

Et cette histoire d’amour déchue …

Il ne faudra pas se comparer. Il ne faudra pas s’engouffrer dans la compassion.

Il faudra juste le vivre et rechercher ce lieu où le bonheur pourrait exister malgré tout. Comme une rédemption possible …

Et au file des plans ouvrant sur cette région peu accueillante, on est attiré par cette question simple : L’amour est-elle plus forte que la mort ?

A la fin on répondra ce que l’on pourra selon notre caractère et notre sensibilité.

Je vous laisse découvrir l’histoire pour que vous soyez au plus proche de ce récit.

Servi par des acteurs aussi normaux que talentueux, l’histoire nous fait chavirer du cauchemar à l’espérance en passant par cette cruauté froide de la vie dénouée de sens. Le chemin vers la résilience n’est pas le même pour tous. Il peut aussi se modeler différemment selon le cauchemar vécu.

Il y aura Randi et nous. Il y aura Randi et les autres. Il y aura Randi et son clan. Il y aura, enfin, Randi et son amour.

On ne pourra pas se cacher derrière la solitude du personnage principal. On pourra se croire différent et meilleur mais on ne restera pas insensible.

On s’enfuira, peut-être, pour ne plus croiser sa détresse. Mais celle-ci reviendra … La vérité des lieux nous rattrapera.

Ne vous dissimuler pas derrière cette supériorité permise par le recul cinématographique. Vivez ce film ! Acceptez le !

Et si vous ressentez cette rage qui foudroie les tripes et aiguise la chagrin, vous auriez, alors, à comprendre que l’amour ne résout pas tout.

Les yeux des enfants ne peuvent se soustraire à l’amour de son âme sœur.

Je ne pourrai plus croiser ton regard si la vie nous vole ces coeurs. Je ne pourrai plus vivre à tes côtés. Je ne pourrai plus respirer l’air de ces lieux. Tu ne ferais que me rappeler ce drame. Tu ne ferais que me confronter à mon diable. A ma culpabilité.

On peut, ainsi, juger de la fragilité de la vie. Un équilibre difficile à conquérir et si aisé à laisser échapper. Randi n’est plus funambule de son existence mais il est devenu tristesse du passé au sein d’une culpabilité outrancière. Il n’y a que sur ce bateau que la rédemption pourrait être envisageable.

Le bonheur existe. Aussi bref soit-il. Il existe sur ce bateau. Entre les mondes. A côté de l’enfer et en face du paradis. Et la route est souvent plus douce par la mer …

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