Ecrire mon monde

Mes mots au fil des jours, mes phrases pour partager, des pages pour aller vers ce roman.

Et si on osait…

printemps 2020…

Et si on osait bouleverser nos idées pour bousculer nos vies.

Maison. Voiture. Vêtements. Montres. Bijoux. Téléphone. Etc.

Tous ces artefacts du matériel nous élèvent au rang de ceux qui réussissent… ou pas.

On brille pour montrer nos richesses aussi belles que solidement ancrés dans la matière.

On ne peut illuminer par crainte d’être ce simple rêveur qui pourrait vivre d’amour et du reste.

Parfois, je me crie que je ne suis pas ainsi. Je me laisse imaginer que je suis différent. Et pourtant…

Je m’attache fatalement à ces choses sans âmes qui nous rassurent, nous protègent et nous font réaliser une réussite au regard d’avant. Elles ont le pouvoir de nous faire voyager vers des lieux anciens et de nous donner l’illusion d’appartenir à des vies qui figent la fatalité des jours. Elles nous plaquent dans un temps immobile en nous apportant cette mélancolie nécessaire pour vivre nos émotions d’humains.

Je ne suis pas matérialiste et pourtant …

Aujourd’hui, il fait beau et les nuages balayent le ciel. De la tête aux pieds, mes vêtements font étinceler des marques enviées lors de périodes anciennes. Ma montre pourrait, très bien, être synonyme de luxe et baigner l’apparence dans une assurance fortifiée. Au volant d’une voiture toute neuve, je m’approche d’une belle et grande demeure, d’une piscine ainsi que de toutes ces petites représentations du confort et de la réussite d’un sanctuaire protecteur.

Mes enfants perpétuent cette tradition. Les jouets sont des armées qui remplissent des pièces immenses. On en a trop pour oser s’ennuyer.

Un peu honteux d’en avoir autant, je voudrais m’assurer que mon épanouissement n’est pas dans ce solide qui se voit.

Une clef qui ne serait, assurément, pas dans l’avoir.

Et si, pour de vrai, on allait au-delà de tout ça?

Si on partait vers ces monts où le sourire nourrit, près de ces rivières où la main tendue est richesse et dans ces forêts où l’instant se vit.

Si j’osais… si tu osais … se détacher et juste ressentir, aimer et partager.

Mais je ne veux pas perdre ce confort construit par l’effort. Je ne peux casser ce nid qui élève ma lignée.

Si j’osais croire que leurs yeux, leur cœur battant et leurs rires ne sont que les seuls graines du bonheur de l’éternité…

De ONE LOVE à EDEN KARMA 12 et 17

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :