Se construire sur des ruines

Se construire sur des ruines

Et tous ces gens qui ne connaissent pas leurs parents, vivant sur l’ignorance des histoires d’avant.

Pensons à ces âmes laissées dans le vent sans savoir vraiment qui ils étaient, respirant sur des non-dits ou découvrant, un peu trop tard, d’où ils venaient.

Les histoires ne sont, en effet, pas toujours belles et leurs fins pas aussi heureuses qu’on le voudrait. Certains chemins décharnés de beauté mènent en ces lieux où l’obscurité est reine des combats menés. En refermant le livre, on aspire ainsi à plus joli…

Certains échouent alors sur ces plages au sable noir dans un silence glaçant. Et après les vagues, il y aura la résilience pour les plus forts ou l’oubli et le mépris pour les autres.

Je suis triste de ces pages qui racontent l’absence, agacé de ces jours sans fin, de ces vies sans racines.

On ne choisit malheureusement pas nos premières minutes sur la route de notre vie et seule une chance d’insolent saurait ouvrir les portes les moins cruelles. Et sur le bord de la route, il restera ces ombres du vivant, qui n’ont pas de sol pour marcher, danser, hurler et vivre.

Il faudra, malgré tout construire sans ancêtres et aimer sans l’avoir été.

La quête des songes pour oser croire que l’on vient bien de quelque part tentera les plus optimistes à croire qu’en grattant le tableau la peinture est plus lumineuse en dessous.

A tous ceux et celles qui ont construit sur le néant, je ne pourrai avoir assez de compassion envers vous, moi qui sais d’où il vient avec l’amour qui rend insouciant.

Je suis triste pour vous.

 De ONE LOVE à EDEN KARMA135


En savoir plus sur Écrire mon monde

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire