
Ne plus vouloir rentrer
Et je croyais naïvement que jamais cette sensation de tristesse ne s’accaparerait de moi. Toujours heureux de retrouver ma demeure, havre de paix rêvé depuis ma jeunesse à l’ombre des bâtiments, je ne voulais pourtant pas rentrer cette fois-ci. Loin de moi la frustration ou cette fuite frénétique vers la recherche d’ailleurs, il s’agissait juste du rêve de rester avec les miens pour dévaler ces routes magnifiques.
Nous nous sommes égarés dans la candeur du bonheur simple d’être ensemble. Des dauphins et des phoques, une forêt enchantée, des plages à l’océan bleu turquoise, des jeux entre des vagues fabuleuses, des couchés de soleil envoutants, des randonnées chevauchants des volcans endormis et ces bateaux glissants entre les îles. Au-delà du voyage et des trésors découverts, je me perdais dans cette vie impossible dispensée de la vérité de notre société.
Elle, aussi, avait décidé de respirer plus longtemps au pays proche de l’océan où les sourires gentils occultent la jalousie mauvaise. Et eux, que pensaient-ils vraiment du haut de leurs frimousses bronzées ?
On était bien tous les cinq.
Je ne voulais plus rentrer.
Millions de cœurs 90
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