
Au début, notre cœur bat au rythme enchanté des matinées ensoleillées. Calme, serein, éclairé, on se dit que ceux qui en parlait avaient raison et que le trésor au pied de l’arc-en-ciel n’est pas si difficile à trouver. On s’épuise à rêver éveillé, danse, chante, aime et se dit que l’on est aimé.
Il est déjà midi et le festin des rois se dresse face à nous, majestueux. On commence à penser que l’on est trop petit pour lui, se refusant d’y croire, ne réalisant pas. On craint que cela ne soit qu’une illusion, un mirage, une feinte de notre frustration vis-à-vis du temps qui passe. On accepte malgré tout, profite, et vit ainsi. On aime comme dans nos rêves d’enfants.
La journée est déjà bien entamée. Le moment présent devient le remède pour éteindre notre peur. On se voit comblé, presque sage. On nous fustige de lâcher prise.
Le soleil se couche enfin et les doutes naissent. On ne veut plus car le temps presse. On n’attendra plus car le temps presse. On ne fera plus de concessions car le temps presse.
A l’orée de la nuit, égoïstes nous courront, désirant le profit d’une dernière valse. De toute façon, ce sera bientôt la fin, à quoi bon offrir si dans quelques heures nous ne serons plus.
Ce fût juste une illusion. Le bonheur ondule à l’horizon. Nous ne sommes plus que souvenirs de certains … Comme ce mirage au milieu du désert. Juste une illusion. Le temps n’est plus…
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