Ecrire mon monde

Mes mots au fil des jours, mes phrases pour partager, des pages pour aller vers ce roman.

MERCI !!!

Il nous rapproche éternellement de cette main tendue qui réchauffe la vie.

On le dit trop ou pas assez. On se le refuse ou l’on s’en pare comme arme d’existence.

Merci !

Merci mon ami.

Merci monsieur, madame, mademoiselle.

Merci la nature.

Merci le temps.

Et certains s’en font, ainsi, des repas de fêtes pour se réunir et croiser les amours.

Je remercie donc, ce soir, mon clan.

Merci à ces quatre cœurs d’accepter ma vérité et la personne que je deviens.

Merci de me pousser chaque jour à croire en mes rêves et à braver toutes les tempêtes pour les atteindre. Vous m’avez octroyé ce droit divin de dissoudre la liste de mes souhaits les plus chères et je vous remercie de ne pas craindre l’excès qui anime ma vie.

Avant je n’étais qu’une parcelle de vie et grâce à votre soutien, je suis, désormais, cet homme épanoui qui ose conserver ses larmes heureuses.

Je suis à ma place ce soir, au bout de cette tablée.

Merci d’avoir pu te mettre cette bague ce samedi d’été.

Merci de danser avec vous dans cette maison qui nous protège de l’obscurité.

Par crainte de le perdre, je n’ose le dire qu’à demi-mot, mais je crois que je vis, grâce à vous, le période la plus claire de mon existence.

Merci mon clan.

Merci.

De ONE LOVE à EDEN KARMA102

Tous ces matins …

A tous ces matins où la nature vient nous confier ses plus beaux bijoux. A tous ces levés où le temps nous enlevait. Chaque couleur de ciel amène un sentiment. Chaque émotion éclaire notre chemin pour la journée à venir.

Matin enneigé :

Le silence nous étreint avec passion. Je marche dans la délicatesse pour ne pas perturber ce tableau divin. Mes pas dégagent le bruit de craquement léger qui raisonne dans les prés. Je me perds dans le blanc immaculé et la neige m’embrasse tel cette déesse reconnaissante de se sentir aimée. Il n’y a plus qu’elle. Celle qui a kidnappé le temps, figé les lieux et glacé la nature. Les cristaux soyeux enlacent le monde de douceur. Il est l’heure de se disperser dans l’hiver.

Matin pluvieux :

Les gouttes d’eau piétinent la vitre. Le cliquetis m’éveille et me soumet à cette discrétion qui ne souffre plus d’illusion. La lumière est timide et s’efface derrière des nuages ternes et lourds. Les dégradés de gris s’enfuient vers les jours humides de tristesse. Il n’y aura pas d’espoir aujourd’hui car ce déluge dilue les sourires et ne laisse que très peu de place à la joie. Je m’évade vers le levant en espérant qu’après la pluie …

Matin glacé :

L’air glacial me hérisse les sens. Ma peau se gèle sous les assauts insolents du froid. Le vert des prairies se voile d’un givre blême et ardent. Je lève mon regard pour jouir du rose délicat du ciel de l’aube. Le soleil n’est plus très loin. Des volutes de fumée s’évadent de cette torche humaine qui se refroidira dans la glace et les couleurs.

Matin caniculaire :

La douce mélodie des oiseaux flotte dans l’atmosphère tiède des vacances. Les courants d’air dansent avec une maison désireuse de respirer le frais. La température encore tendre caresse mon visage. Je regarde par la fenêtre cette nature qui se dandine avant la canicule. Les insectes virevoltent parmi les fleurs repus de la nuit fraiche. Les couleurs sont tendres et notre étoile est encore timide de ces rayons dorés. Les champs jaunes de la sécheresse se préparent au feu. Nous allons bientôt refermer les volets pour nous cacher… et attendre …

Matin de tempête :

Les murs semblent se désunir. Une vibration venue de l’extérieur soulève notre sommeil pour le perdre. Les volets bougent, claquent et la maison paraît souffrir des assauts de ces vents inouïs. Une symphonie de complainte inonde les secondes. La sécurité n’est plus. Je sors, alors, dans ce jardin devenu chambre d’enfant après le jeu. Les arbres dansent dans une salsa folle. Le ciel est encore sombre car le jour a peur lui aussi. Il craint de dévoiler les débris de la tempête. Nous allons bientôt ouvrir nos cadeaux…

Matin heureux :

Le monde s’ouvre à nous et je dévale la colline avec l’optimisme des matins clairs. Mon clan se dresse face à une mer de brouillard cachant le bassin de la cité. Le soleil jaillit alors de ce blanc cotonneux pour inonder la scène d’une clarté contemporaine. Le bleu azur du ciel danse avec le blanc des nuages. Sourires aux lèvres, nous allons bientôt nous noyer dans la brume et nous perdre dans les profondeurs de la journée.

Et encore tant d’autres …

Millions de cœurs 60

Perdu

J’ai froid. J’ai peur. La lumière me fait surgir dans un présent qui n’est plus le mien depuis déjà si longtemps. Je suis ébloui par ces néons glacés. Pieds nus et survêtement sale se dérobent à un blouson obscur qui me colle à la peau. Mes mains me harcèlent de leur noirceur.

Que fais-je dans cet état ? Où suis-je ?

Le rayon surgelé d’une grande surface se dévoile. Celle que je connaissais tant. Celle qui me faisait croiser tous ces gens. Celle d’avant …

Mon réveil est rude et la honte se braque à ma douleur. Mes tripes sont acides ardant et je tremble déjà. Ma mémoire n’est plus car elle se noie avec l’alcool allié de ma chute.

Comment suis-je arrivé ici ?

Un gamin me regarde et je ne sais plus comment vivre. Sa mère lui prend la main et me foudroie d’un regard juge de pitié et de crainte. Ils partent. Je dois me sauver aussi. Vite. D’autres vont bientôt se charger de rugir sur le dos de ma faiblesse et ils auront bien raison. Je me retourne et croise une bande d’adolescents. Ils passent en rigolant de me voir ainsi. Je les connaissais peut-être … J’ai tout perdu … même la dignité de faire face à mon déclin.

Pourquoi ?

Parce que je n’ai pas été assez ! A ma place dans cette vie rêvée où tout s’est évaporé. Cassé. Broyé. Et j’ai brulé une existence à ne plus savoir comment la vivre.

Je suis, maintenant, seul. Perdu.

La lâcheté de m’évanouir au plus vite du présent me force à boire pour disparaître dans le néant. Oublier que j’aurai pu faire beaucoup mieux. Danser avec des démons ivres pour ne pas accepter les échecs. Se saouler pour ne plus se battre.

Je m’en vais…

Ma vie n’est plus que points de suspension…

Je ne suis plus celui qui a été un homme, un père et un mari.

Je suis devenu celui qui n’est plus rien, qui a oublié de vivre et qui ne lui tient plus la main.

Millions de cœurs 62

Mathis

Je ne sais que dire… mais je voudrais tant te rendre ce que tu as su offrir…

Mes mots ne seront jamais assez grands pour conter ces instants où ton sourire a éclairé mes journées. Ta force qu’aucun adulte n’aurait pu porter a illuminé ces heures à poursuivre des théorèmes lointains. A vivre l’instant pour ne rien manquer, mes mathématiques se sont muées en terrain de jeu et je suis devenue l’allié de tes aventures d’enfant où tout était possible.

On aurait dû rire encore au-delà de ces chiffres superflus. On aurait dû te conjuguer au futur. Tu aurais dû voyager pour découvrir le monde.

Merci à toi, l’enfant devenu adulte brillant qui rendait les secondes si douces.

Merci à toi, Mathis, Robuste inouï à l’humanité immense.

A bientôt dans ce champ où ton rire raisonne déjà parmi les fleurs, les fées et les anges.

Millions de cœurs 61

Survêt, baskets et sac à dos

La cours du collège voit la valse naïve de ceux qui se croient encore invincibles. Survêt assorti au sweat et aux baskets, je regarde cette foule tanguer entre le jeu et cette envie farouche de s’imaginer ailleurs. J’arrive bientôt à leur hauteur et ils m’aperçoivent déjà au-delà de ce boucan heureux. Les premières lueurs du jour projettent sur les façades de ces petits bâtiments les couleurs dorées de l’automne naissant. Les arbres brillent par leur feuillage jaune, rayonnant.

Cela faisait si longtemps que je n’avais pas saisi la magie de ma profession.

Je suis « prof de sport » et ils me disent tous chanceux du haut de leur jalousie farouche. Se faire toiser de cette envie cachée m’a si souvent déversé dans la rage orgueilleuse. Je dépérissais, alors, de les entendre gémir de mon temps et de mes jours qui ne souffraient que d’avantages. J’ai, ainsi, perdu l’envie… les heures sont devenues des siècles et mes compétences se sont tues. J’ai tourné en rond dans une pièce trop petite, démuni de fierté et sensible à l’obscurité des nouveaux humains.

Puis les vents m’ont fait changer de lieu pour arriver ici… dans un monde simple et précieux.

Aujourd’hui, sac à dos, baskets, survêt et le sourire des satisfaits peu pressés par les soucis, j’avance vers ma classe, conscient que je ne dois rien au hasard et fière d’être ce prof envié mais aimé de tous. Je me sens l’utile allié de l’équipe qui remportera ces tous petits combats qui allument les sourires.

Le soleil se lève sur la piste d’athlétisme et son rayon doré devient couloir vers le ciel. Des volutes légères évaporent l’humidité matinale. Le vert de la pelouse du terrain de foot se mêle au rose des nuages caressés par l’aube. Ils courent dorénavant un peu partout, désordonnés et sourire aux lèvres. Certains ne voudront pas et d’autres trouveront le trésor sous l’arc-en-ciel. Quoiqu’il arrive, il y aura un miracle aussi infime soit-il qui naîtra de ces heures. Des victoires qui offrent la confiance survoleront nos instants pour nous donner la force de croire que l’on est à notre place.

Ce matin, je suis ce prof d’Education physique invincible depuis peu de ceux qui me nomment prof de ballon sous couvert de cette envie cachée d’être là-bas dans un gymnase ou sur un terrain, assorti au ciel et « distribuant la joie » …

Millions de cœurs 59

A Chappes …

Chappes, Aube

Vendredi 17 septembre 2021

10h45

Sortie scolaire Collège de la Villeneuve, Saint-André-Les-Vergers.

Ils dessinent ces perspectives si délicates pour ce papier si étroit. Concentrés et déterminés à prouver leurs talents, ils tentent de reproduire ce pont d’une teinte usée par le temps qui traverse la rivière au courant soyeux.

L’eau reflète un vert clair inhibé par des algues timides et sombres brillantes sous le ciel bleu. Les gobages des truites sauvées des pêcheurs accompagnent la symphonie douce des chutes d’eau. La Seine, encore jeune, se déverse dans une piscine naturelle aussi transparente que le bijou serti sur la plus belle des parures. Sur le bord, les premiers pas de l’Automne se distinguent au travers des arbres. Les couleurs se mélangent avec l’harmonie presque irréelle de la nature. Le saule majestueux surveille les lieux et plonge dans le courant pour rendre le jaune aux teintes du fleuve.

Tout est calme, poli comme l’aurore et chaleureux comme ces après-midis de fin d’été. Le soleil dore la peau sans la bruler pour pardonner son absence des derniers jours.

Les sons se perdent dans ce théâtre fabuleux et le clocher de l’église rythme les voix des élèves. Un songe éveillé me fait glisser vers la contemplation. Le tableau éphémère est aussi futile que simple, aussi magnifique que gracieux.

L’île au milieu des eaux se rend avec discrétion à mon rêve. Elle nous accueille et nous rappelle que rechercher la plénitude ne s’entreprendra pas par le ciel. En roi qui protège son peuple, elle trône au milieu des eaux.

Bientôt, les canoës reprendront leur manège aux abords des berges herbeuses traversées par des canards heureux. Les papillons se dandineront et valseront avec ces futurs navigateurs naïfs. Apeurés, ils recevront le pouvoir de sourire et de ne plus craindre grâce à ces professeurs qui n’auront de cesse de rendre la balade joyeuse… celle où on se sentira pousser des ailes pour flotter et glisser sur l’onde délicate.

A l’écart, chanceux de la place qui me dresse aujourd’hui en ces lieux, je me souviendrai de cette journée de septembre, là-bas, à Chappes.

Je me souviendrai aussi, on se souviendra aussi, ils se souviendront aussi de ces sept âmes prêtes à distiller le savoir dans le vase immense et naturelle du beau.

mdc 58

Les cités d’or

On cherche les cités d’or, écumes aux lèvres et rage au ventre. On rêve de leurs couleurs, cœurs serrés et espoir déchu. On se voudrait voler dans le condor avec Esteban et Zia pour survoler ces rues où plus personne ne connaitra le besoin.

Et le monde change …

Tous à crier la justice, à hurler l’égalité puis à vomir la haine de celui qui aura plus, on balance nos nerfs sur une république qui tangue, se désunit … se désagrège.

Les bruits déchirent les songes et les vident de leur consistance.

On se voudrait riche et altruiste en recherchant désespérément une appartenance. Il y a ces stades, ces maillots, ces millions qui flottent devant nos yeux pour rayer nos rancœurs et effacer les opinions. On se cache dans les églises, les mosquées et les synagogues pour fuir, survivre et se croire encore vivant. Nos croyances sont mieux que celles du voisin et la tolérance écrite sur nos bibles s’évapore. Il n’y a plus de pudeur pour ces héros descendant de la colline de l’anonymat. Les rebelles cartonnés de combats inventés accompagnent ceux qui parlent plus fort et inondent les réseaux, chaines de nos prisons nouvelles. Les extrêmes grandissent car ils tendent les bras à la faiblesse de la peur. Rassemblement tricolore, talibans, ku klux klan, daesh … On revendique, s’imagine vaillant et les variants du virus font pétiller nos cocktails dopés aux additifs chimiques. Les débats se périment. On ne comprend rien dans ce vieux pmu où les voix se mélangent et ne s’écoutent plus. Celui qui sera le plus vus sera grand et celle qui sera la plus intelligente se cachera. Briller pour évincer l’idée comme slogan influenceur.

On a peur de tout car le verre est à moitié vide dorénavant. Face à ces odeurs de crainte, mon anosmie pourrait s’envier.

La liberté devient combat sans règles et big brother gavé de nos données personnelles explose.

Le matériel est maître et les sentiments sont faiblesses. Celui qui roule en Mercedes avec Rolex au poignet est beaucoup plus signifiant que celle qui, larmes aux yeux, s’enlisera dans les couleurs de la nature. Certains renient leur racine et la joie de la nation se déchire.

Je voudrais tendre les bâches, enfiler la tenue blanc immaculé et découper ce monde comme Dexter Morgan.

Que dirais-je à mes enfants quand ils voudront crier aussi ? Ils riront de mes utopies et de cette île où l’on tend encore la main pour aider et aimer. Dois-je leur dévoiler que le côté obscur a gagné ?  

Mon fils, mes filles, vous êtes nés dans ces cités d’or mais les murs se fissurent et la foule en colère s’enlise dans la folie…

Millions de cœurs 57

Rêverie sur la plage

Le soleil me cuit la peau à peine humide et je ressens les brulures légères de cette reine des journées d’été. Mes récents plongeons ne sont plus que des souvenirs et j’ai déjà bien chaud. Assis sur la plage, à même le sable, mon dos fait barrage aux assauts démesurés de la saison. Ça pique comme si je grillais sur un timide barbecue.

Je rêve à moitié, je dors éveillé et somnole endormi…

Le bruit qui m’entoure devient distant. Il me rappelle l’ambiance tamisée des musiques tapissant les salles d’attente. Les gens sont près de moi mais ils demeurent lointains de mes songes. Je perçois les cris, les rires et toutes ces discussions joyeuses des vacances attendues depuis les confins de l’hiver. Les clapotis de l’eau sur le monde bercent mon hypnose. L’ensemble est une symphonie discrète qui apaise mes sens.

Je suis un peu bronzé et emmitouflé dans des pensées qui n’ont besoin de rien…

Sur l’instant, dans la contemplation. Ailleurs et ici …  Présent et absent … Avant et après…

Je rêve sur la plage.

De ONE LOVE à EDEN KARMA99

Une nuit d’été dans la tente

Le feu est éteint et le télescope dort désormais sous le toit de la maison. Les chamallows se digèrent lentement et les milkshakes s’oublient déjà. Elle nous souhaite de beaux rêves, nous confiant à la nuit étoilée.

Je fais glisser la fermeture éclair de l’entrée de la tente et le doux bruit de fer frottant la toile nous coupe du jardin.

Les lumières se brisent et les derniers mouvements avant le sommeil se désistent à la vie de la journée. Un sourire et je convie mes filles à la nuit.

Elles s’endorment paisiblement et je ressens leur respiration ralentir. Elles rêvent maintenant de leurs heures emplies des jeux arrosés par la piscine.

Je suis tout seul dorénavant. Les quelques rares voitures qui éclairent brièvement les lieux ne seront bientôt plus que des souvenirs. Le calme s’invite dans notre nid.

Mon esprit s’imagine mais ne se perd pas dans de doux rêves. Je suis le protecteur de leurs songes et je ne dois pas fléchir dans le néant car cette obscurité ne dévoile pas les démons. Je deviens ce bouclier parade de tout ce qui pourrait …

Un oiseau perdu dans le ciel noir crie de son obscure solitude.

Un sursaut dans la haie me met aux aguets.

Des feuilles qui se frottent me voient frémir.

Le chien voisin aboie pour une raison inconnue.

Le vent discret fait vaciller la toile de tente.

Des portes lointaines claquent et révèlent des actes cachés.

Les animaux des champs s’éveillent.

Je divague et me crois ailleurs. Tout bascule alors et mon élan de garde se mue en apaisement…

Je les regarde, j’écoute la nuit et ressent l’été.

Je m’élève enfin pour rejoindre mes enfants dans le royaume du beau.

La chouette chante et une étoile filante éclaire le ciel. La grande ours frôle bientôt l’horizon et le silence enlace notre tente. Les âmes du village sont dans ce royaume qui s’oubliera au réveil.

Dans notre tente par une nuit d’été …

De ONE LOVE à EDEN KARMA100

Rêve d’éléphant

J’ai partagé son rêve de chien et j’ai vu, de loin, le rêve d’éléphant de Clara.

Partie un matin ensoleillé ici et couvert de nuages doux là-bas, elle nous a dit en revoir et son sourire impatient de l’inconnu nous a fui… une tata et un tonton pour lui offrir cette surprise de vivre le rêve révélé depuis si longtemps.

Et on l’a revu quelques heures après au travers de l’image pour que sa voix nous rappelle qu’elle passera cet instant…

On lui dit alors qu’elle va croiser la route de Beiby … trois tonnes, un âge certain, des défenses d’ivoire et des oreilles volantes. Une histoire obscure l’accompagnant pour souligner l’amour à lui témoigner.

SAMEDI 21 AÔUT 2021

«    –  Tu vas rencontrer Beiby !

Tu vas la nourrir …

A ton avis, qui est Beiby ?

  • Un éléphant ? »

Et ma fille qui n’ose croire en cette folle idée, chuchote cette réponse avec une voix discrète, fluette.

Elle ne pouvait se convaincre qu’elle allait rencontrer l’animal qui l’attirait tant.

«    – Oui c’est ça !!! »

Parée de ces mots, elle se transit de bonheur et son regard s’inonde de larmes qui ne coulent pas encore. Ses pupilles se dilatent et ses yeux peignent un vert clair heureux. Le teint ravi, elle se lève, se dandine, se tortille, frétille avec des mains qui ne savent plus que faire. Accepter des entrailles qui crient de joie. Clara hurle avec discrétion.

Je l’observe ouvrir les portes de son rêve. Elle est si loin mais si proche du cœur.

Allez ma fille ! Cours ! Fonce dans ces heures qui marqueront à jamais ta vie.

Croise Beiby et chuchote-lui à ses grandes oreilles que ton rêve est là…

Ses secondes sont les tiennes et tu nous les raconteras…

Millions de cœurs 56