Ecrire mon monde

Mes mots au fil des jours, mes phrases pour partager, des pages pour aller vers ce roman.

Des larmes, des rires et de la neige

On s’évade du regard triste de notre fils pour s’emparer de la montagne enneigée par l’hiver.

Le voyage est sobre et l’arrivée emplie de ses questions qui craignent la suite.

Nous voilà, maintenant, chaussés de skis et nous partons sur les pistes nordiques du plateau du Retord de mon enfance. Le soleil perce, alors, les nuages et le ciel bleu des jours heureux vient enrober nos sourires.

Mélina, ma débutante, travailleuse et dérobée aux techniques de l’activité se perd dans l’apprentissage des premières. Elle tombe, pleure mais ne baisse pas les bras.

Clara s’en va en tête de notre cortège, aisée, habile et déterminée.

On les suit, on les aide, les accompagne et tangue vers les conseils des grands pour les petits. Nos sourires éclaircissent la neige brillante et immaculée. Les arbres laissent entrevoir leur marron terne de la saison et deviennent ce lien fatigué entre la beauté du sol et le magnifique du ciel. Le bleu danse avec le blanc et nos regards deviennent ivres du paysage. Le silence couve nos vies. Il n’y a personne. Seuls. Heureux.

Mélina ne pleure plus et, enhardie, ragaillardie, elle flotte sur la neige. Ces rires font écho à la forêt et des clichés fixent le temps afin de ne pas perdre le bel éphémère de l’instant. La satisfaction efface la peur. Les émotions deviennent des rêves. La crainte du départ est effacée.

Les heures défilent et nous voilà, déjà, au retour de l’expédition. Le soleil s’enfuit derrière la montagne et le ciel devient aussi rose que les joues de mes filles. Leurs yeux brillent de l’effort et de ces instants respirés auprès des siens.

Elles s’endorment dans la voiture au retour. Je plonge les yeux dans ceux de ma femme et devine sa fierté envers sa descendance. 

Demain, nous dévalerons les descentes tracées dans les pentes du Jura. Elles apprendront encore, se tromperont, riront, pleureront et réussiront sans doute à illuminer cette neige déjà si brillante.

Millions de cœurs 68

Reviens vite

Tu dis souvent que je manie ces paroles qui repoussent l’obscurité en dehors du cœur. Tu désirerais tant y parvenir et tu te dévalues. Discret de ta vie, tu t’effaces ainsi à te rassurer que tu ne puisses même plus espérer.

Ce soir, tu as réussi à parler, à offrir à ton regard ces larmes qui apaisent tant. Mais tu m’as dit que tu allais t’en aller, partir ailleurs, t’évader du monde qui t’entoure, te perdre pour revenir meilleur.

Ton mal est invisible, ne se parle pas et tu ne fais que l’accompagner à brûler tes tripes.

Tu n’es déjà plus qu’une silhouette qui s’évanouit dans la nuit.

Je te laisse sans rien dire. Je voudrai tant t’aider, te tendre la main.

Tu ne veux plus de notre présence. Triste. Te dissoudre et renaître différent devient ton purgatoire. Mon cœur flirte avec cette colère qui te voudrait apte à te battre et cette compassion qui sied à mon âme d’ami.

Je ne te vois plus, tu es parti. Inutile et incapable de te soutenir, je te dis à bientôt et ne te conjugue plus qu’au passé.

Reviens vite mon ami, mon frère, tu me manques déjà.

De ONE LOVE à EDEN KARMA105

Je reviendrai …

Je ferme les yeux et m’allonge dans la prairie de ma mémoire. Ivre de ces instants perdus et des sentiments égarés, je me berce de ces souvenirs, de ces lieux d’avant.

Revenir là-bas, pour courir, rire et pleurer de joie… pour toujours.

Je vais grimper sur cet arbre pour plonger dans le lac où mes yeux de dix ans s’éclairaient du beau.

J’irai dans cette salle où elle est entrée pour illuminer ma vie.

Je dribblerai dans ce gymnase à l’odeur âcre qui m’a vu naître basketteur pour toujours.

Je serai fantôme éternel de mon Eden Karma pour airer dans cette demeure, entre de mes plus belles années.

Flâner et jouer dans ce quartier pour se recréer de nouveaux espoirs.

Je recommencerai à sauter dans les vagues de la mer pour rire avec ma descendance.

Et je m’installerai dans cette pièce où je les ai pris dans les bras pour la première fois.

Ces heures à s’éblouir des poissons dans l’aquarium avec lui jusqu’à ces minutes sur les balançoires du parc avec elle.

Je voudrai tant déambuler à nouveau dans ce marché de noël en lui tenant la main.

Me perdre dans le soleil couchant de l’océan Indien pour revenir sur ce parking aux contreforts du jura, l’embrasser et recommencer la plus belle des histoires.

Ça sera demain, aujourd’hui ou peut-être hier, je ne sais pas. J’improviserai et je reviendrai.

De ONE LOVE à EDEN KARMA104

A part …

Voici une partition de mots pour ceux qui respirent à contre-temps du monde.

Différents et en dehors des convenances, certains le sont depuis toujours et le resteront jusqu’au dénouement. D’autres le cachent tandis que quelques-uns le remarqueront à peine.

Pas meilleur mais au-delà. Pas mauvais mais juste à côté. Ailleurs.

Qui sont-ils ?

Ils pleurent les instants de joie.

Elles rient dans le désarroi.

Assoiffés quand ils sont repus.

Bredouillant le dégout durant les festins de rois.

Frigorifiés quand les autres auront si chaud.

Ivres sans avoir bu et saoulés par le silence.

Esquintés par l’impolitesse.

Rêveurs en marchant ou endormis en écoutant les autres.

Ils refusent le repos de la nuit et s’engouffrent dans l’obscurité pour airer à l’écart des songes.

Elles regardent le monde sans lui tenir la main.

Pourrissant dans un cachot sans murs.

Mais taire sa sensibilité pour faire semblant ne leur rappellera pas que l’on est à part.

Et vous ? Qui êtes-vous ?

De ONE LOVE à EDEN KARMA103

Dans la cave de Claude Dugat …

Cela faisait tant d’années que je voulais l’écrire, le partager, le conter. Tant de jours, où j’ai désiré dévoiler ces heures au-delà du temps, ailleurs.

Lors d’une après-midi de décembre, nous sommes partis à l’assaut de la Bourgogne. Les vignes se laissaient, alors, à dévoiler une couleur presque dorée qui se parait, avec merveille, du ciel bleu de l’automne vieillissant.

Les viticulteurs brûlaient les restes de la vendange en fournaches discrètes et les fumées évaporaient un été qui redevenait poussière. Les vignobles s’endormaient pour l’hiver à venir en brillant de leur envoutante teinte jaune. Les coteaux de Gevrey-Chambertin s’offraient à nous dans sa parure la plus exquise.

Nous avons frôlé des domaines aux noms flamboyants, côtoyé l’exception que je ne boirais sans doute jamais. Au détour d’une rue calme, nous nous sommes garés dans un parking aussi discret que simple. Ici, des voitures incapables de dévoiler un luxueux logo, longeaient un édifice austère qui nous toisait avec une gentillesse froide. On dansait avec le silence.

Un homme est descendu pour nous rejoindre. Ancien, calme, presque religieux. Son sourire est venu nous apaiser et une poignée de main brisa la glace de la timidité. La gêne de ceux qui ne connaissent pas les codes de cet univers était évaporée. Tout semblait prendre sa place comme suspendu pour ne plus se réfléchir.

M. Dugat nous conduisit dans le cœur de son royaume et nous avons glissé dans les caves de la maison. Au détour de quelques peintures et vitraux lumineux, nos yeux se sont habitués à la clarté floutée par les pierres centenaires. Nos pas allaient dans le passé et nos cœurs semblaient annoncer cet instant où tout serait différent.

Entouré de ces tonneaux, coffre-fort du terroir, le maître des lieux, personnage reconnu dans le monde entier, nous fit déguster ses vins et le temps s’arrêta…

Je laisserai la primeur à mon ami qui me permis cette aventure pour dépeindre les goûts, les parfums et les couleurs de ces flacons d’exception. Il saura, avec plus de poésie et d’amour de la vigne vous transmettre la passion du breuvage divin.

J’irai, seulement, offrir le bonheur qui découla de ces vins. Vivants. Imparfaits et grandissants. Changeants. Figures de mouvement. Et c’était bon ! Tout simplement bon ! Le propriétaire, artiste, orfèvre, artisan du bonheur nous compara ses chefs-d’œuvre à des vivants, des défunts, des saints, des animaux. Nous avons été transportés, charmés puis étourdis.

Je retiendrai de cette journée la beauté que l’homme peut créer. Et avec toute l’imperfection dans laquelle nous vivons, les vins ne peuvent que nous ressembler. Parfois lumineux, souvent secrets, quelquefois dures et la plupart du temps absents du compromis. Les vins de Claude Dugat sont emplis de couleurs et d’émotions. Ils se parent de tous les sentiments humains. Intenses, ils avancent sans se retourner. Excessifs, ils plaisent sans chercher à le faire.

Merci à M. Languillat pour cette après-midi dans les vignes d’or de Bourgogne.

Merci pour cette rencontre aussi simple que magique.

Merci à M. Dugat.

Millions de cœurs 67

S. CURRY, ceux qui changent le jeu

Le mardi 14 décembre 2021, au Madison Square Garden de New York, Stephen Curry battait le record de trois points inscrits en saison régulière. Insignifiant pour certains, ce jour ouvre, pourtant, l’ère de celui qui a changé le jeu. Le tir à trois points devenant l’arme absolue du basket, le joueur qui ne saurait s’en servir se verrait évincé des étoiles du parquet.

Au début des années 90, sur ce terrain bronzé des vacances de collégiens, on se croyait héros de matchs dantesques. On s’imaginait être ce basketteur qui brillait par ses dribbles, cette contre-attaque et le geste au plus près du panier. Cette pénétration offerte de feinte et ce dunk « in your face » clouait au sol l’adversaire et on rêvait des actions que l’on avait vu sur nos télés. Sauter et marquer ce panier par-delà les défenseurs.

C’était notre jeu et nos idoles. Je me souviendrais de ces numéros pour repenser à tous les duels où perdants valeureux se dressaient avec fougue face à des vainqueurs fabuleux. Je réalise, alors, que l’existence du jeu se doit à quelques-uns qui ont côtoyé l’excellence pour devenir les graines des futures actions illuminant nos salons.

Le spectacle de la balle orange évolue ainsi. Il grandit, change, se bonifie et respire avec toutes les incertitudes du temps qui passe.

Pour ma sensibilité de passionné, trois noms ont fait basculer le basket.

Celui que l’on surnomma Magic transforma les quart-temps en show. La beauté trouvait enfin sa place sur le terrain. Le basket devenait chef-d’œuvre. Ses passes et ses gestes muaient le basket en spectacle. On osait parler d’un art que chacun voulait maîtriser pour briller.

Puis le N°23 de Chicago issa le sport au rang d’épopée, de tragédie et de grâce absolue. Il devint le basket pour illuminer les yeux du monde entier. Une perfection comme l’Everest de tous basketteur, on voulait tous être Michael avec ses smashs sur le côté, ses paniers par-dessous le cercle et sa langue sortie. Ses victoires sont devenues les nôtres et le jeu s’agenouilla devant sa majesté.

Finalement, un frêle n°30 de la baie de San Francisco osa défier les géants. Il shoota, shoota encore et changea le jeu comme certains de ses ancêtres le firent auparavant. Il bouleversa le basket à jamais. Le plus grand shooteur de l’histoire de ce sport modifia les règles pour tourmenter les tacticiens et déposer le tir à trois points sur le trône. La force et la vitesse se muait, alors, en délicatesse exquise. Il devint celui qui osa jouer avec une insolence que l’on saura tant lui pardonner. Il modela à lui seul un nouveau basket. On s’éloigna du cercle et l’adresse devint la clef du succès.

Trente années plus tard, je suis revenu sur ce terrain. J’ai vu des gamins qui se défiaient et mettaient en scène leur opposition comme avant.

Mais ils tiraient tous de loin … pour s’assurer qu’ils étaient les meilleurs …

Millions de cœurs 66

Les marchés de Prugny

Pendant de très brumeux dimanches, l’église a chanté sa solitude. Elle a osé hurler son ennui au détour de ces soirées pluvieuses. Elle, si belle, ne voulait que partager sa terre, ses lieux, son village.

Il ne manquait plus que des sourires pour évincer les nuages, des cœurs impatients de retrouver l’autre pour réchauffer ces heures.

Quelques besogneux on, alors, choisit de se perdre dans l’aventure sans savoir si le dénouement serait heureux. Incertains mais décidés de relancer le battement des cœurs de Prugny, ils se sont levés vers cette place protégée par l’église Saint – Nicolas.

Et celle-ci ne fût plus seule. Elle pût, enfin, surveiller ceux qui ont décidé de venir déambuler dans le marché prugnot. L’histoire s’écrivait et plus rien ne pouvait éteindre les flammes du récit.

Les mois ont, ainsi, vu les pages se combler d’enthousiasme. Tel le nid de l’oiseau qui se construit avec lenteur et fragilité, les marchés sont devenus plus grands et de plus en plus d’âmes sont venues se satisfaire des simplicités humaines. Se rencontrer, parler et acheter ses raisons sublimes de revivre dans ce monde masqué.

La place brilla d’illuminations naïves et la valse claire de l’éphémère embrassa le village. On respira le vin chaud et la délicatesse des marrons nous prêta le sourire.

Paré de mon clan, je m’élance, aujourd’hui, dans cette balade pour rejoindre le marché. La fumée douce et salée des poulets rôtis embaume la place. La voix chaleureuse du vendeur de légume ponctue si bien la symphonie des secondes. Des saucissons de tous les horizons, des mets d’ici et d’ailleurs et mes enfants s’enfuient vers celle qui dérobe la jeunesse au sucre et aux sourires. Les breuvages champenois, les bijoux artisanaux, les savons, et ces coutures complètent le paysage. Le terroir respire et l’Aube s’attache aux sacs des promeneurs.

Et voilà des mots qui rendent le moment si doux :

« Salut ! ça fait si longtemps que l’on ne s’était pas vu ! Comment vas-tu ? »

« Comme ils ont grandi ! »

« Je suis si heureux de vous revoir, passez à la maison un de ces quatre … »

« Tu deviens quoi ? »

On se reparle. On revit. Les liens se resserrent pour ne plus se relâcher. La vie s’effile et se dilate aussi vivement que les gens se croisent.

L’église respire sa joie du haut de sa posture de patronne des lieux. Elle est éclairée par le marché et Prugny grandit.

Millions de cœurs 65

BIG FISH : à la poursuite de ces histoires extraordinaires

Depuis déjà quelques mois, je traîne mon désespoir sur Netflix, My canal ou Disney +. J’ai été, malgré tout, ébloui par l’épisode du jeu des billes de Squid Games. Je me suis, aussi, retrouvé touché par l’histoire de Maid. Mon retour au cinéma m’a contraint de me battre face à l’émotion certaine que m’a procuré la fin de Mourir peut attendreJames Bond -. Mais les jours sont passés sans qu’il n’y ait d’autres récits qui fassent vibrer mon cœur. Dans l’attente de chroniques qui me transportent au-delà des nuages, je demeure ce cerf-volant qui traine sur la plage sans que le vent ne l’invite à danser. Triste. Amer.

Je suis ainsi reparti voguer dans les anciennes aventures. Des premiers Aliens, en passant par la lâcheté sublime de Leaving Las Vegas, pour aller vers le suicide délirant de La grande bouffe, je me suis égaré à revoir ces films qui avaient la force de m’offrir quelques heures de voyage.

Au détour des films « cultes » de My canal, je suis tombé sur BIG FISH de Tim Burton2003 -.

Voilà déjà bien longtemps qu’un ami m’avait dit que ce long-métrage me mènerait à une émotion certaine. Et j’ai reculé la date par peur d’être déçu, par crainte de n’avoir pu qu’imaginer le beau alors que l’histoire n’était que commune.

Et 1h59 après, je suis déçu car ce film est imparfait. La mise en scène, la photographie, et tant d’autres détails sont très lointains des plus beaux films de Tim Burton. Mais BIG FISH m’a procuré le frisson à m’attacher à ces quelques personnages hors du temps. Et ce héros aussi décalé que grandiose qui embellit les secondes par des histoires magnifiques était celui que je recherchais depuis quelques temps.

Monsieur Bloom, tu es sympathique et si mystérieux. Qu’il est délicat de nager entre le réel et la magie de ton parcours de vie. J’ai mis de côté mes Beetle Juice, Batman et Mars Attacks ! de ce même réalisateur, pour découvrir ton récit extraordinaire. Edward bloom, je ne sais pas ce qui est vrai et ce qui est faux dans tes histoires mais tes récits nous glissent dans le rêve à chaque instant. Peu importe ton histoire, je voudrais tant t’écouter encore.

Big Fish nous offre cette envie de croire que nos vies sont magnifiques si on les raconte avec joie, espoir, amour et un brin de magie. Il suffit, parfois, de rendre les couleurs aux contes pour espérer croire qu’après la tempête, il fera beau.

Ce film chante l’espoir que le cinéma dispose de ce pouvoir divin de transporter au-delà du réel. Un instant d’évasion et de bonheur. Une bulle protectrice face au monde. Un art aussi nécessaire que vital.

Merci à Tim Burton et à ceux qui croiront que dans la rivière, il y a ce gros poisson qui viendra nous frôler si on croit au fantastique. Un peu trop grand pour vivre dans un monde si petit sera à jamais la légende que l’on croise quand on croit encore aux merveilleux et au trésors au pied de l’arc-en-ciel.

En cherchant j’ai trouvé. Il me suffit de poursuivre ma quête et d’attendre les prochaines sorties qui illumineront les grands écrans. Espoir.

Millions de cœurs 63

AU-DESSUS DES NUAGES, LE CIEL EST BLEU

J’ai eu ce fantasme inouï de m’évader dans l’espace, de me perdre dans l’immensité où le temps n’a plus de sens…

J’ai, maintenant, cette envie furieuse de m’envoler pour ne plus fouler cette terre, asile de fous perdus. Parfois, je voudrais m’éclipser et passer par-dessus les nuages car le ciel est toujours bleu là-haut.

En bas, la belle nature se perd derrière des paroles futiles et digitales qui attisent le feu du chaos. Il pleut la peine et les doutes. On se cachent et se méfie de l’autre. Les variants de haine se propagent et les images ne nous font plus pleurer de joie. On a peur de tous les vices de l’humain. Les histoires ne sont plus si belles.

Je veux prendre cette altitude qui éclairera les espoirs de ma descendance. Ils m’accompagneront, alors, dans ce vaisseau immense et ma maison s’ôtera de ses fondations pour agripper la cale du navire. Les miens prendront place sur le pont pour croiser le soleil et j’inviterais, aussi, ceux qui auront ma défense même s’ils ont tort. Ma bibliothèque calera les ouvrages et les lignes qui m’ont fait pleurer. Ma cave protègera ses flacons unissant les sensibilités au détour de l’ivresse joyeuse. Et il y aura, aussi, les ballons, les jeux et tous les instruments qui créent les mélodies du sourire.

Je m’envole, on s’envole… ça y est.

Friand de la nouveauté et du présent, je laisserais sur terre les odeurs de tous ces instants qui m’ont construit. Je froisserais ces heures obscures pour me tourner vers le levant. Je fuirais les avis futiles et la fusée nous dévissera de nos psychoses.

Je suis en dessus des nuages et le ciel est bleu.

Calme. Claire. Le vent est doux, soyeux.

Millions de cœurs 64

MERCI !!!

Il nous rapproche éternellement de cette main tendue qui réchauffe la vie.

On le dit trop ou pas assez. On se le refuse ou l’on s’en pare comme arme d’existence.

Merci !

Merci mon ami.

Merci monsieur, madame, mademoiselle.

Merci la nature.

Merci le temps.

Et certains s’en font, ainsi, des repas de fêtes pour se réunir et croiser les amours.

Je remercie donc, ce soir, mon clan.

Merci à ces quatre cœurs d’accepter ma vérité et la personne que je deviens.

Merci de me pousser chaque jour à croire en mes rêves et à braver toutes les tempêtes pour les atteindre. Vous m’avez octroyé ce droit divin de dissoudre la liste de mes souhaits les plus chères et je vous remercie de ne pas craindre l’excès qui anime ma vie.

Avant je n’étais qu’une parcelle de vie et grâce à votre soutien, je suis, désormais, cet homme épanoui qui ose conserver ses larmes heureuses.

Je suis à ma place ce soir, au bout de cette tablée.

Merci d’avoir pu te mettre cette bague ce samedi d’été.

Merci de danser avec vous dans cette maison qui nous protège de l’obscurité.

Par crainte de le perdre, je n’ose le dire qu’à demi-mot, mais je crois que je vis, grâce à vous, le période la plus claire de mon existence.

Merci mon clan.

Merci.

De ONE LOVE à EDEN KARMA102