Ecrire mon monde

Mes mots au fil des jours, mes phrases pour partager, des pages pour aller vers ce roman.

A la fin, ils riaient tous …

Trop sensible et pas assez pragmatique, je ne serai, sans doute, jamais ce professeur exceptionnel. Je me présenterai comme juste satisfaisant, dans l’ombre de ceux qui réussissent, caché dans mon gymnase. Les élèves me rendront cependant un présent formidable. Ils sauront m’octroyer la magie. Et parfois, je pourrai ainsi prendre part à l’éphémère extraordinaire de l’enseignement.

J’avais déjà écrit mon merveilleux métier mais je ne vous avais pas encore dévoilé son versant le plus flamboyant : la réussite de nos élèves.

En ce mois de juin, je les ai vu à la piscine. Ils riaient tous à se perdre dans l’eau pour chercher des trésors, passer sous les navires abandonnés et plonger en criant sa joie. Chance inouïe harnachée au corps, je les observais, donc, en ce vendredi après-midi, se délecter du goût savoureux des jours heureux. Bientôt ils iraient au toboggan. Certains même sauteraient de ces plongeoirs si haut dans le ciel. Et je souriais moi-même à les complimenter, à profiter de ce monde aquatique qui souffre tant de la peur.

Car je me souvenais d’il y a trois jours, au commencement de l’histoire. Ils étaient effrayés. Pétrifiés par la crainte de se noyer. Terrassés par ces terreurs ancrées depuis toujours. Ils ne voulaient pas aller dans l’eau. Ils ne souriaient pas.

Et nous les avons guidés, écoutés et bousculés délicatement pour leur montrer qu’ils étaient capables eux-aussi. Sans prétendre à être meilleur, nous avons simplement pris ce temps à les accompagner. Tendre cette main qui rassure et qui calme tant les angoisses.

Mes alliés me répètent souvent que l’on distribue les sourires, la joie … le bonheur. Pour savoir nager et savoir sourire … Aussi simplement que ça …

Il y aura, donc, Sarah, Abdoullah, Alexandre, Gabriel et tous les autres. Ceux qui rentreront chez eux avec cette fierté d’avoir bravé la peur et gagner ce droit à s’amuser dans l’eau.

Nous les avons aidés et ils sourient dorénavant.

Merci.

Millions de cœurs 71

Mariage de Coralie et Fabrice

Cérémonie 

17h le dimanche 5 juin 2022

 Château de Vallery

Bonjour à tous. Que de plaisir, aujourd’hui, de venir célébrer, rire et sans doute valser avec ces quelques larmes de bonheur au coin de l’œil. L’union de Coralie et Fabrice va prendre corps. Le mariage de ces deux uniques et magnifiques personnes sonnera dans quelques minutes comme la mélodie harmonieuse de la joie, de l’espoir et surtout de l’amour. 

Il s’appelle Clément et je me prénomme Charly. Des amis si proches de nos mariés qui vous accompagneront et tenteront de guider au mieux cette cérémonie.

Pour ma part, c’est au détour de matchs de basket-ball et surtout de troisièmes mi-temps dantesques que Fabrice est devenu mon ami. Il fait dorénavant partie de ma famille et ce témoin et parrain de mon fils est devenu un frère. Je n’ai finalement pas beaucoup de mots pour toi. J’ai écrit, c’est vrai. On a pleuré quelque fois. On a rêvé, souvent. Aujourd’hui, j’ai juste envie te dire qu’on est les trois meilleurs potes. Et tu sais à quel point c’est important… pour toi, pour moi … et pour lui.

Pour votre couple, j’ai cherché si peu car des phrases me sont apparues quand je pensais à ces mariés heureux, sans complexes et emplis d’espoir. La chanson de jacques Brel « Ces gens-là ». Vous me direz quelle est un peu insensée pour la situation mais la fin se chante si bien :

« Et puis

Et puis

Et puis y’a Frida

Qu’est belle comme un soleil !

Et qui m’aime pareil

Que moi j’aime Frida

Même qu’on se dit souvent

Qu’on aura une maison

Avec des tas de fenêtres

Avec presque pas d’murs

Et qu’on vivra dedans

Et qu’il f’ra bon y être

Et que si c’est pas sûr

C’est quand même peut-être. »

Avec ces paroles, on pourrait chanter votre histoire. Frida est Coralie et Fabrice s’éprend de tout cette joie naïve qui vous basculera vers le beau. « Qu’on aura une maison » et vous construirez une vie.  « avec des tas de fenêtres » parce que votre bonheur nous illuminera tous. « avec presque pas de murs » car il n’y aura pas limites. « Qu’il f’ra bon y être, et que si ce n’est pas sûr c’est quand même peut-être » En effet, malgré les tourments que l’impermanence de la vie vous fera rencontrer, malgré l’obscurité, il y aura toujours l’espoir. A deux, vous saurez braver la nuit pour danser avec la lumière et aller au-delà des nuages en dansant dans ce ciel azur heureux.

Millions de cœurs 70

La vengeance de Feui- feui

La famille fleurs rose était très contente. Un bébé, une fille nommée Clara agrandissait la famille en ce printemps nouveau. Les sourires et la joie illuminait le village. La fête étalait des feux d’artifice colorés et les danses inondaient les rues.

Le nouveau-né n’avait pas encore de pouvoir. Le don sacré apparaîtrait le soir de la lune suivant la naissance. Les fées de la forêt lègueraient, alors, cette faculté propre à la famille.

Cachée dans une grotte, la femme de feuillage vert appelé Feui-Feui était furieuse. Elle voulait revoir son prisonnier de marie et se jura de trouver le moyen d’y parvenir. Un jour, ayant entendu parler du joyeux évènement que traversait la famille Fleur rose, elle eut une idée.

Dans la nuit, elle pénétra dans la demeure de nos nouveaux parents pour kidnapper la petite Clara qui dormait. Avant de partir, elle laissa une lettre. Sur ce papier, des mots cruels assombrissaient le blanc immaculé de la page : « Si vous libérez Feuillage vert de prison, je vous rendrai votre bébé. Feui-Feui »

La famille désespérée et triste de se voir ôter leur fille n’avait plus que des larmes. Comment retrouver l’enfant ?

La mamy eut une idée : Utiliser le pouvoir d’illusion de Flèche, l’ainé de la fratrie, pour faire croire à Feui-Feui que Feuillage vert lui était rendu.

Malgré la peur immense de ne pas y parvenir, Flèche accepta et se lança dans les préparatifs. Il était grand frère et se devait de réagir.

Un jour après, ils arrivèrent à la grotte et Flèche débuta la contre -attaque…

Feui-Feui les vit et sortit de son antre avec Clara dans les bras.

« – Ma proposition ne peut se refuser car il serait dommage que les Fleur rose ne revoient pas leur Clara !

  • Oui ! Donne-nous le bébé et on te rendra Feuillage vert ! Flèche était déterminé. Il leva le bras et le mari de Feui-Feui sortit du bois.

Cette dernière aperçut son bien aimé et dans un grand sourire elle rendit Clara au père de famille.

  • Tenez ! Et maintenant partez ! Préparez-vous au pire pour votre village ! Ah Ah !!! Ah Ah !!! feuillage vert est de retour et sa vengeance sera terrible !» Les rires firent écho à la montagne et le vent gronda.

Feuillage vert entra dans la grotte et sa femme quitta la scène au bras de sa diabolique victoire.

La famille Fleur rose se dépêcha de rentrer. Ils se devaient de partir au plus vite car dans quelques instants le sortilège prendrait fin et l’illusion de Feuillage vert disparaitrait dans un nuage de fumée.

On entendit, ainsi, Feui-Feui crier dans toute la contrée ce soir-là et Feuillage vert resta en prison sans même savoir qu’il avait failli sortir. Le vent se tût et les étoiles brillèrent.

Les Fleur rose retournèrent chez eux et purent profiter des premiers sourires de la petite Clara.

Fin

Clara VINDRET mai 2022

Les histoires de l’éléphante 2

Miroir

Le miroir me fait face. Quel reflet pour me parler ? Quel visage qui se dérobe ? Que vois-je quand je me noie dans cet allié, cet ennemi de ma vie ?

Des amitiés perdues, des affinités retrouvées et les instants où l’on se jure que rien ne pourra nous séparer.

Des rides naissantes et ce temps foudroyant. Ils grandissent, je vieillis et deviens si terrifié par …

De la fierté pour me dire que tout va bien et repartir dans le passé où le miroir me projette en ces jours à serrer les dents pour gagner ma place dans mon paradis d’aujourd’hui.

Mes démons qui me tapent sur l’épaule. Ils sont moi et je ne suis plus eux.

Mes victoires.

Je regarde mes larmes qui brillent et me rendent si fragiles, force inouïe, clé pour le magnifique.

Mes doutes.

J’aperçois un futur discret qui ose toiser mes rêves. Je distingue le haut d’un sommet encore lointain et réalise qu’il reste tant d’efforts.

Mes remords.

Je vois si peu de haine. Elle semble s’être retirée au détour d’une résilience discrète.

Mes peines.

Je ne perçois plus la jalousie de ceux qui vivaient dans ce calme assuré et illusoire.

Mes défaites.

Je fais face à mon sourire.

Je m’égare dans les yeux de mes enfants.

Mes joies.

Je fixe pour déverser, une fois de plus, cette sensibilité qui électrifie mes tripes. Me livrer pour exister. Écrire pour ne plus être absent.

Et j’aperçois, enfin, la main de mon épouse traversant le miroir. Celle qui vient me happer pour consoler la certitude que je suis aujourd’hui à ma place …

 De ONE LOVE à EDEN KARMA112

La France

On crie. On danse. On manifeste. On prie. On vit. On se bat. On pleure. On gagne. On perd. Mais jamais, on ne s’agenouillera pas devant quelqu’un.

On est sale, impoli, dragueur, impertinent, vaillant. Notre bisou dépasse nos frontières et l’amour de nos bancs se chante et se rêve. Notre excès à manger et boire vient servir les mots de Rabelais qui osaient croire que l’on se réconcilierait tous « à la gamelle ».

Le peuple de la liberté. Le pays des droits de l’homme. La patrie de la fraternité.

Ce combat permanent entre l’équité et l’égalité.

Des villes qui se perdent à hurler. Des rues qui s’inondent de revendications. Des places qui s’embrasent pour s’effacer dans des affrontements où tous se jugeront. Mais jamais, on ne s’agenouillera devant quelqu’un.

La France où l’on aide. La France où l’on soigne ceux qui n’ont pas le sou. La France où l’on accueille.

On se disloque à ne plus s’aimer. On se distille à ne jamais vouloir être en accord. On s’enrichit des défauts de l’autre pour beugler sa perfection. Mais jamais on ne s’agenouillera devant quelqu’un.

Que je ne chante pas la Marseillaise d’un premier couplet osant « le sang impur » et que je préfère fredonner l’autre ; « Amour sacré de la patrie, Conduis, soutiens nos bras vengeurs, liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs ».

On a tué nos rois, on a balayé nos empereurs, on critiquera notre démocratie et on se mélangera pour s’appartenir sans le dire. De nos qualités à nos défauts, on se veut autre mais on n’osera affirmer que l’on est mieux ailleurs.

Je les hais autant que je les aime. De la fierté que je ne renierai pas. Celle du pays où je suis né. Celui qui m’a toujours appris à se battre pour se faire entendre. Celui qui m’a toujours appris à ne pas s’agenouiller devant quiconque oserait ôter la liberté de penser, de parler et d’aimer. Celui qui m’a toujours appris qu’il y aura de l’espoir quand on résiste.

La couleur, la religion et les frustrations font vaciller cette vieille dame mais rien ne la fera se soumettre au silence ni s’agenouiller devant quelqu’un.

Cette France qui tend la main. Cette réalité de vivre où tout le monde parle sans s’écouter.

Ce pays de la liberté où l’on peut dire ce que l’on veut.

Millions de cœurs 69

L’odeur de la Glycine

La bouillote n’est plus très chaude et le tic-tac infernal du réveil me sort de rêves colorés.

Je perçois la lumière du jour au travers des volets. De fins rayons viennent s’effondrer sur le vieux parquet de la chambre où la poussière se distingue comme des flocons de neige perdus dans ce dégradé de bois vieilli. Le chant des oiseaux, le tumulte lointain de la vie ainsi que la radio oubliée de ma grand-mère compose la symphonie douce de ces matins d’été où tout est calme.

Je me lève, descend ces escaliers qui craquent et troublent la vie d’araignées cachées depuis l’aube.

J’ai, maintenant, hâte de sortir, de m’évader et de jouer …

Le ciel bleu m’accueille avec sa chaleur et des insectes taquins devenus maîtres des lieux.

Je monte sur la remorque du tracteur et deviens pirate. Un bâton comme épée et je vire de bord car on attaque mon navire.

Je me transforme en footballeur de l’équipe de France. Je dribble, tire et m’imagine Platini qui gagne la coupe du monde. Le mur me renvoie le ballon et mon dribble est imparable.

Je passe, ensuite, voir les lapins derrière la grange. Je leur parle mais leurs yeux immenses ne me renvoient rien. De la tristesse peut-être…

Les poules s’avancent vers moi sur le chemin de la forêt. Quelques graines de maïs et le poulailler s’affole.

Ma cabane est si belle. Je suis Robinson Crusoé de la campagne qui a su construire le monde qui le protège. Je rêve et me crois. Je parle fort car il n’y a plus personne qui ne peut perturber mes songes.

Je prends un carton pour glisser sur les herbes sèches et hautes du mois d’août. L’air me caresse le visage quand je dévale la pente à toute vitesse.

Je pars, maintenant, dans le village et les murs sont mes routes. Je suis un funambule et m’arrête quelques minutes chez ce vieux gentil qui vend des fraises tagada.

On ira en Manicle cette après-midi mais je dois revenir car il est déjà l’heure de manger.

Avant de rentrer, je plonge dans le mur couvert par les glycines. Quelques abeilles se perdent dans le violet discret des pétales de ces fleurs au parfum divin. L’odeur aussi délicate qu’envoutante me poursuivra, je l’espère, très longtemps. Symbole d’ici, de cette époque… quand j’avais neuf ans, et que l’année 1988 se conjuguait avec les semaines passées chez ma mémé.

 De ONE LOVE à EDEN KARMA114

Quand je serai grand, je pourrai toucher le ciel

« Tu es grand maintenant mon fils.

Non papa, je suis petit encore. Je suis petit car je ne peux pas toucher le ciel. »

Ces mots m’offrent un vertige somptueux. Il n’y a plus que mes larmes et son regard d’enfant.

Quand je serai grand, je toucherai le ciel. Une mélancolie me souffle dans le cœur en me remémorant ces années où il suffisait d’attendre, de grandir et de croire en ce jour où l’on décrocherait cette lune qui berce nos rêves.

Un jour, je trouverai ce trésor.

Un jour, j’irai derrière cette chute d’eau magique.

Un jour, je serai dans les vagues avec mes enfants.

Un jour, je lui tiendrai la main.

Un jour, je serai à ma place, au bout de la tablée de ma famille.

Et encore quelques songes qui ne sont pas encore embrassés. Je flotte. Ailleurs.

« Et papa ?

Quoi ?

Tu penses à quoi ?

A toi, à nous, à vous … Allez, on joue ? »

De ONE LOVE à EDEN KARMA111

Une histoire de la famille Fleurs rose

Il y a très longtemps, dans une forêt lointaine, vivait un clan magique. La Famille Fleurs rose.

Tous les membres avaient un pouvoir. Un don propre offert par la fée de la forêt depuis la naissance.

Les jours s’écoulaient avec grâce et amour. La famille Fleurs rose veillait sur le village du comté et les sourires illuminaient les montagnes enneigées protectrices de la vallée.

Mais un jour, un méchant prénommé Feuillage vert voulut prendre le contrôle de ce paradis. Il fabriqua une machine pour dérober les pouvoirs de la famille Fleurs rose.

Et par une matinée pluvieuse, il prit les aptitudes magiques de la famille.

Le soleil se perdit derrière des nuages sombres, les sourires disparurent et les fleurs fanèrent.

Il fallait réagir pour ne pas que le village sombre dans l’obscurité à tout jamais.

Les Fleurs rose avaient un plan. Ils allaient entrer dans le château en cachette, pendant que Feuillage vert dormait.

Une nuit d’orage, ils prirent la machine où il y avait les pouvoirs. Après être sortis du château, ils détruisirent ce robot maléfique en le jetant de la montagne.

En percutant les rochers, les pouvoirs s’évadèrent de cette maudite machine. Ils volèrent dans le ciel pour revenir dans le cœur de chacun de leur maitre.

Le lendemain, sous un ciel aussi bleu que l’océan, Feuillage vert fût capturé puis mis en prison.

La ville était sauvée du mal et les Fleurs rose devinrent des héros.

Maintenant si vous avez un problème, il suffit d’appeler la famille Fleurs rose, et ils viendront tout de suite.

Fin

Clara VINDRET  23 mars 2022

Les histoires de l’éléphante 1

Si loin de toi

Depuis toujours, tu m’as supplié d’être mieux que toi. Élevé à devenir ce que tu n’as pu atteindre, tes valeurs, aussi belles et fortes qu’elles furent, m’ont éclipsé de ta personne.

Si loin de toi, je ne peux que te raconter.

Le soleil se reflète sur l’eau emportée par le courant haletant gavé des neiges de l’hiver. Le ciel se parsème de ces éphémères subtils de ta sensibilité. Les couleurs de la forêt se réchauffent et les truites dandinent leur silhouette par-delà les galets du lit du ruisseau. J’aperçois ton ombre et entends la mélodie douce du fil dansant au gré du fouet. Ta mouche virevolte et tu la déposes délicatement à la surface.

Et bientôt c’est le gobage de l’ombre caché dans un contrefort de rochers. La canne plie à l’excès et tu deviens chef d’orchestre de ce tableau de maître.

Tu m’as conduit à d’autres rêves et ta perfection n’est pas la mienne. Si loin de moi. Je suis ailleurs mais reste celui qui rêve encore du pouvoir de l’onde claire des jours de printemps. Car, reviendra, sans cesse, cette fin d’après-midi de mai. Ce jour où j’ai vu l’homme au fouet qui domptait les poissons.

De ONE LOVE à EDEN KARMA110

Danser avec les démons

J’ai voulu les combattre, les terrasser, les mettre à terre … Et j’ai perdu.

J’ai rêvé de les oublier mais ils sont, à chaque fois, revenu me narguer.

J’ai osé les mépriser et ils ont hurlé à m’en rendre sourd.

Je me suis persuadé d’être ce radeau à la dérive dans une mer déchainée et ils ont ri de mon désarroi, vantards d’être devenus moi. J’ai crié, pleuré et détesté tous ceux qui défient l’obscurité. Mes phrases n’avaient plus de goût et les mots effacés de leur saveur.

A trop vouloir la lutte acharnée, je ne respectais plus la vérité qu’ils seraient là à jamais.

Je devais me résilier, avancer, ne plus me lamenter.

Mes pas se sont éclairés quand est venu le jour où j’ai accepté leur présence. Ils seront là et je serai autre. On dansera ensemble et je serai moi. Ils seront moi et je deviendrai lumineux.

Venez mes démons …

De ONE LOVE à EDEN KARMA109