La nuit et la plage

La plage et la nuit

Accompagnés par la nuit et fleuretant déjà avec la musique de ces lieux, nous avançons vers la plage. L’obscurité n’est pas un rempart à la mélodie envoutante des vagues et l’on profite de ce doux chahut sans apercevoir l’écume des élans rigoureux de la marée. Le ciel, parsemé d’étoiles, n’éclaire pas le sable et nous arrivons sur la grève en n’ayant que l’imagination pour percevoir la magie de la nature.

Le vent accompagne notre rêverie muette de paysage. On aperçoit pourtant, au lointain, les lumières de navires inconnus qui, tel des lucioles barbotant dans la nuit, se figent dans un ballet discret.

Un ferry illuminé quitte un port invisible. Il évince, de sa posture royale et colorée, tous ces bateaux qui osaient parsemer l’horizon obscure.

Avec le temps, nos yeux s’habituent à la nuit et l’on voit maintenant les vagues nocturnes de l’océan. L’écume s’est vêtue d’un manteau noir qui semble pouvoir nous jeter dedans pour nous y perdre à jamais. Il n’y a qu’au contact de la plage qu’elle s’éclaire pour devenir blanche, presque brillante. J’ai l’impression de contempler une place inconnue : l’océan de la nuit. Celui qui s’éclaire de l’obscurité, celui qui chante pour nous bercer, celui qui se parsème de lumières de bateaux.

Les constellations ne sont pas à la même place, ailleurs, ici en Normandie.

Une étoile filante traverse le ciel et je fais un vœu… évidemment.

 De ONE LOVE à EDEN KARMA144


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