
Daron
Ce daron est un peu déboussolé.
On lui crie sa pudeur, lui crache sa rigueur, l’alerte, le perd…
Trop autoritaire, il ne veut pas pleurer une vie qui ne saurait être à leur hauteur de ses enfants. Qu’ils soient rugueux à ne pas baisser les bras…
Mais, aujourd’hui, il a mal de cet excès. Et s’il laissait leurs vies se mener au gré de leurs tempêtes. Et s’il n’était que protection, conseil et affection.
Regrettant d’avoir été trop acéré de cette éducation qui se crie au détriment de se chanter, il souhaiterait pourtant qu’ils aient assez de force pour vivre dans ce monde désenchanté.
Ce daron a si peur de n’être pas assez…. Il ne sait plus.
Et la rage lui vient parfois quand il se mue en lion pour parer l’attaque du prédateur. Prêt à tout perdre : l’amitié, la famille, la vie. Qu’on le punisse à leur place et qu’il s’érige ainsi devant celui ou celle qui fera couler des larmes sur les joues de sa descendance.
Sa colère devient infinie à l’encontre de ces êtres détestables. Une fois de plus, il sombre dans cette impulsivité partisane de ses sentiments primaires paternels.
Il est peut-être, un peu trop… Il ne sait plus.
Mais ses rétines s’inondent de bonheur quand il voit la joie de ses enfants. Ivre de la clarté, il coure dans ce champ parsemé de fleurs où raisonne le rire de sa famille. Son existence s’illumine ainsi au détour de tous ces instants magnifiques offerts par les siens. Fierté. Reconnaissance. Amour.
Il est chanceux… il le sait.
Ce daron est un peu déboussolé.
Je suis ce daron …
Millions de cœurs 88
En savoir plus sur Écrire mon monde
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
nices!! 98Dans la forêt de Brocéliande
J’aimeJ’aime