
Un rêve blanc
Le ciel n’avait que le blanc pour nous éblouir. Les lieux semblaient endormis dans un coton silencieux, doux, presque irréel. Le temps n’était plus. L’horizon, enfuie de notre regard, dissipait nos souvenirs et se délestait de l’instant. Nous étions des égarés déambulant sans but sur une terre sans fin.
L’océan se cachait derrière cette brume rêveuse. On l’entendait ronronner. On l’imaginait, presque déçus.
Sur la plage, les rires se dissipaient dans cette fumée issue des confins des songes. Il n’y avait que des images sans couleurs ralenties par un air diffus. Nous étions dérobés par une nuée immense.
Mais le soleil transperça enfin ce veloute nacré. Et les couleurs apparurent… rose, rouge, jaune. Les nuages se détachèrent du sol pour s’élever en grandes trainées griffant légèrement le ciel. Tel un peintre se laissant charmer par nos regards émerveillés, de douces traces de pinceaux traversèrent le couchant. On se figea alors pour laisser les rayons nous caresser avant la nuit.
Salut Océan ! On est de retour. On avait cru te perdre dans ce rêve tout blanc…
De One Love à Eden Karma 147
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