La tête d’agneau

La tête d’agneau

Avec le regard humide, j’entends, aujourd’hui, souffler la mélodie très désagréable du temps qui passe. Les images, les mots, les instants se bousculent alors.

On n’est pas parfait. Franc et menteur. Calme et énervé. Heureux et triste. Une valse de sentiments qui s’assurent, malgré tout, d’être la meilleure version de ce que l’on voudrait montrer aux autres. Que l’on se souvienne du plus beau que nos âmes aient laissé sur la terre. Tous ces instants où nous avons semé le sourire, sans oublier le reste évidemment, pas tout noir mais pas blanc non plus. On retiendra quoi de nos vies ? L’aspect le plus obscure ? La voix la plus claire ? On s’ordonne ainsi d’être ces gens sans excès qui pourraient s’extraire du jugement et des critiques, dans l’espoir inavoué d’avoir la plus belle des phrases écrites sur la pierre tombale de notre existence.

Moi, Charlot comme il m’appelait, je me souviendrais de lui sans cacher sa part de noirceur mais sans oublier sa voix aux 1000 histoires. Ses récits, venus d’ailleurs, qui ont su embellir nos heures. Il y avait des mensonges, sans doute, du mépris, malheureusement, de l’amour évidemment et de la vie bien entendu. Sans jugements ni critiques, je ne pourrais oublier et mes mots ne seront que les miens. Il fera partie de mes souvenirs pour en rire sans me moquer. Je ne pourrai tout écrire mais je raconterai à ceux qui veulent bien l’entendre. Et j’expliquerai la tête d’agneau et bien d’autres aventures encore.

Et comme il l’a dit au crépuscule : « ça fera l’occasion de rencontrer Jésus… » ou Henri selon sa guise…

Bye bye Serge…

Millions de cœurs 98


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