Cirque

Cirque

Reprenons de l’altitude en ces premiers jours colorés du soleil printanier. Levons, ainsi, les yeux vers ces montagnes piquantes. Celles qui nous entourent, aujourd’hui, sont acérées, imposantes mais chaleureuses. De fines cascades surgissent des roches grises et luisantes. Elles semblent caresser les hauteurs dans un ballet léger avec le vent. L’eau virevolte dans les airs pour venir faire briller ces pierres devenant foncées.

On s’échappe maintenant de cette arène pour se perdre dans une forêt éprise du doux ronronnement d’un ruisseaux traversant les postures imposantes des arbres. On sort ensuite de l’ombre des pins pour resurgir dans une autre cité de cascades fines effleurant les parois qui nous entourent. Ici, le ruisseau devient rivière et deux couleurs se jouent d’une danse exquise. Le courant marron drainant la terre de l’hiver vient caresser l’eau bleue si pure des sommets alpins. Ces deux teintes s’accompagnent pour se mélanger ensuite et voir la victoire flagrante des eaux les plus sombres. Et là encore, les larmes des cascades deviennent des perles brillantes qui se perdent dans le ciel bleu.

Nous marchons sur le sentier qui nous conduit, maintenant, vers un petit glacier. On s’étourdit, alors, de la vapeur qui scintilles sous les rayons du soleil. Des gouttes d’or inondent, ainsi, nos postures de touristes se croyant explorateur d’une cité perdue.

Il fait froid maintenant et le soleil s’est dérobé derrière les sommets encore enneigés.

Nous rentrons heureux et étourdis par ce cirque majestueux et immense.

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