
Tant qu’il restera des fêtes
Au bord de l’implosion, l’homme se peint démoniaque, matérialiste, vénal ! Assoiffé de pouvoir, prêt à bousculer l’autre, il tangue et bientôt s’éteindra comme tant d’autres vies avant lui. Trop intelligent pour subir la conscience de sa présence, trop sensible pour accepter la mort, il se cale dans la foi en risquant de se pavaner inquisiteur de croyances.
Mais il sourit encore, donne sans attendre, aime et écrit des lettres pour déclarer sa flamme. Il partage, éduque, s’émerveille de sa terre et crée pour exister au-delà de son temps. Il peut être explorateur, inventeur, artiste ou tout simplement heureux. Et il détient la particularité farouche de dessiner des cœurs sur les murs, de chanter et danser dans les rues. Il s’amuse, trinque et rit.
Temps qu’il restera des fêtes, j’aurais alors cette croyance solide que l’homme est assez fort pour affronter son émancipation déplorable vers l’égoïsme.
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