Ecrire mon monde

Mes mots au fil des jours, mes phrases pour partager, des pages pour aller vers ce roman.

https://youtu.be/8M5YeZIg71U

SORTIR

Ce matin, j’ai vu les vaches sortir de leur confinement hivernal. Destin funeste harnaché à leur corps, Elles ont jaillit dans le champ en meuglant de liberté. Et le troupeau est resté serré par crainte de perdre l’une d’entre elle dans ce lieu si grand pour des esprits emprisonnés depuis des mois. Elles ont pris leur temps pour se séparer, et s’habituer aux grands espaces d’été.

Rassasié de solitude, l’homme va, aussi, sortir de son confinement.

Devenu las des critiques inutiles, aigri par les actes d’autrui, ne voulant pas dévoiler sa peur et s’imaginant mieux ailleurs qu’ici, on va quitter nos foyers. LUI. ELLE. EUX. NOUS. Comme ces animaux voués à l’obscurité.

Les portes de nos demeures vont nous dévoiler. Différents. Hagards. Impatients. Frustrés. Calmes. Perdus. Contents. Espérant. Égarés. Ne sachant plus. L’esprit noirci par ces médias dopés à la parole du plus bruyant, on va parler, rire et peut-être se rassurer mais on restera des suspicieux éloignés.

On se sent faible et devenu si peu. On aimerait mais on ne peut.

Cette vérité agacera jusqu’au plus hardis de confiance. Alors on restera à distance.

On se dé-confine mais nos esprits seront enfermés pour encore longtemps.

Notre futur n’est, peut-être, pas aussi sombre que celui des vaches mais il reste beaucoup plus délicat à imaginer.

De ONE LOVE à EDEN KARMA 69

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