
Gérard sur mer
Les sapins sous la pluie, le lac éclipsé par la neige et bientôt vient le vent pour anéantir nos envies de se balader sur les sentiers vosgiens. Nous sommes à Gérard sur mer.
Ici, tout semble, cependant, ôté à la réalité néfaste de l’évasion. Ce n’est pas grave, on va sortir quand même. Explorateurs orgueilleux, fous inconscients, gentils randonneurs s’évadent dans cette forêt humide ornée du vert printanier prometteur. Les chemins nous guident vers des cascades discrètes perdues derrière les arbres. Troncs immenses, statuts vivantes et l’on festoie dans une cathédrale naturelle ensevelie par les gouttes froides de l’averse.
Le temps n’est plus, la raison non plus. La folie danse et il faut désormais suivre les frasques de la joyeuse troupe. Du « lait de zèbre ». Des victoires au billards. Des défaites au babyfoot. Des blagues qui anéantissent le sérieux pour s’enivrer du rire. Des jeux, des défis, des courses effrénées vers la joie. Certains plongent maintenant dans l’eau froide. On s’arrête pour les regarder curieux, sourires aux lèvres. Attention à la pierre tout de même… Les bonbons piquent et les repas unissent. Mojitos royaux et la première qui ne compte pas. Les villageois se sont réveillés sans les loups garous et le maire assure la sécurité de tous.
On était à Gérard sur mer… pardon ! Gérardmer ! Pierre précieuse des Vosges durant un week-end de mai pluvieux mais très très heureux.
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