Douloureux printemps

Douloureux printemps

La naissance est violente mais elle tangue vers le magnifique soyeux. On navigue entre le beau et les aspects les plus sombres de la chaire.

Le printemps est cette saison des premiers pas, du renouveau, de l’absence de contrôle.

La vie revient, le chant des oiseaux raisonne à l’horizon et leurs légions regroupées en figures géométriques parfaites dansent avec les nuages. Les insectes ne sont plus des larves immobiles et sales. On les entend déjà…

Je peux enfin me réveiller et courir dans ce champ fleuri aux milles couleurs.

Le colza peint le paysage de son jaune tendre et le vent laisse des vagues se déployer sur les champs de blé encore verts. Une poésie naturelle magnifique nous fait flotter sur cet océan improvisé.

Mais la nature ne maitrise pas encore sa force comme ce nouveau-né qui fait ses premiers caprices…

Merveilleux printemps, sa tempête veille.

Les premiers orages arrivent, extrêmes, si peu tempérés. Trait d’union entre le chaud et le froid, entre la sécheresse et la pluie, on entend déjà le tonnerre. Il se rapproche. Des éclairs puis le vent qui se lève. Les nuages se noircissent, si lourds ne parvenant plus à s’élever. Leur ventre frotte les pâturages. On part se cacher, s’abriter. La foudre raye la saison. On attend…Bientôt tout redeviendra calme… bientôt.

Et cette chaleur qui sait déjà bruler.

Les odeurs sont pourtant exquises. L’herbe fraichement coupée des premières tontes, le parfum magique des glycines, cette averse sur le bitume de la route.

Les cerisiers couvrent les chemins d’un manteau rose douillet. Les magnolias majestueux rendent aux allées des allures royales. Les âmes se rassurent enfin.

Cette énergie débordante est si belle.

Mais elle ne se dompte pas encore…

 De ONE LOVE à EDEN KARMA139


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